MA CAUSE

J'ai tellement rêvé

Quand les Autres en bavaient,

Traquant de palpables lots,

Moi, voué à la valeur des mots.

 

J'ai rêvé

Posséder ce que d'Autres avaient

Révélé en bêchant de leurs mains

Ce vaste et pénible brise- reins.

 

Rêvé,

Mes yeux vers mes vœux, rivés,

Crevé d'envies de savoir

La langue et son vrai pouvoir.

 

Ma plume endolorie en cette aire brûlante

Attente aux plantes frêles et opulentes.

Car autour de moi peu de joies en rente

Ou en vente pour m'affranchir de l'épouvante.

 

Du corps et de l'esprit, j'ai choisi le plus fort.

Mais la faim du plus faible mène vite à la mort.



Article ajouté le 2008-11-04 , consulté 182 fois

Commentaires


Istina site : istina-svaboda.blog4ever.com/blog/articles-150016-147682.html | le 10/11/2008 à 03:09:10
Bonjour Paul,
J'ai un peu tardé à venir découvrir d'autres de tes mots, voulant être disponible parfaitement pour savourer tes poèmes, lire et relire comme on goûte un nectar.

Celui-ci est brillant, toujours ce tempo délicieux dans tes vers pour porter des mots profonds et puisés sans nul doute au coeur, à la source nécessaire du poète.

Amicalement
Istina

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