MA CAUSE
J'ai tellement rêvé
Quand les Autres en bavaient,
Traquant de palpables lots,
Moi, voué à la valeur des mots.
J'ai rêvé
Posséder ce que d'Autres avaient
Révélé en bêchant de leurs mains
Ce vaste et pénible brise- reins.
Rêvé,
Mes yeux vers mes vœux, rivés,
Crevé d'envies de savoir
La langue et son vrai pouvoir.
Ma plume endolorie en cette aire brûlante
Attente aux plantes frêles et opulentes.
Car autour de moi peu de joies en rente
Ou en vente pour m'affranchir de l'épouvante.
Du corps et de l'esprit, j'ai choisi le plus fort.
Mais la faim du plus faible mène vite à la mort.

Commentaires
Istina site : istina-svaboda.blog4ever.com/blog/articles-150016-147682.html | le 10/11/2008 à 03:09:10Bonjour Paul,
J'ai un peu tardé à venir découvrir d'autres de tes mots, voulant être disponible parfaitement pour savourer tes poèmes, lire et relire comme on goûte un nectar.
Celui-ci est brillant, toujours ce tempo délicieux dans tes vers pour porter des mots profonds et puisés sans nul doute au coeur, à la source nécessaire du poète.
Amicalement
Istina